Rouler en sécurité sur la grande nationale entre Saint-Brieuc et Brest
Vitesse, distances, nuit, fatigue et conduite à tenir après un accident : les bons réflexes pour circuler sur la nationale entre Saint-Brieuc et Brest.
Pour les habitants des Côtes-d’Armor, la grande nationale est un axe du quotidien. Elle relie Saint-Brieuc à Brest, passe près de Guingamp et dessert de nombreuses communes, dont Trémuson. On y croise des travailleurs pendulaires, des routiers, des familles qui partent en week-end et des visiteurs qui découvrent la région. Cette variété de profils explique que l’on y rencontre des vitesses, des habitudes et des niveaux d’attention très différents. Voici un guide pratique pour y rouler plus sereinement, quelle que soit la saison.
En bref
- Elle relie Saint-Brieuc à Brest, passe près de Guingamp et dessert de nombreuses communes, dont Trémuson.
- Les signes de fatigue ne trompent pas : bâillements répétés, paupières lourdes, difficulté à garder sa trajectoire, pensées qui s’éloignent de la route.
- Sur un axe aussi fréquenté que cette nationale, chaque conducteur contribue à la sécurité de tous : respecter les règles, rester attentif et savoir s’arrêter quand la fatigue se fait sentir sont les meilleures protections.
Comprendre le type de route
Sur une grande partie de son tracé, cette nationale fonctionne comme une voie rapide : les véhicules y roulent vite, les accès se font par des échangeurs et les croisements directs sont limités. Cela change la manière de conduire. Une route de ce type donne une impression de confort, car la chaussée est large et les virages sont doux, mais les écarts de vitesse entre un poids lourd, une voiture et un véhicule qui s’insère peuvent y devenir dangereux. Mieux vaut donc anticiper les entrées et les sorties, repérer les panneaux suffisamment tôt et éviter les changements de file de dernière minute.
La première règle consiste à adapter la vitesse non seulement à la limite affichée, mais aussi aux conditions réelles : pluie, brouillard, chaussée humide, trafic dense, nuit. La limite indique ce qui est permis dans de bonnes conditions, pas ce qui est prudent à chaque instant.
Les bons réflexes au volant
- Garder une distance de sécurité suffisante avec le véhicule qui précède : plus la route est rapide et plus la chaussée est mouillée, plus il faut de marge pour s’arrêter.
- Se placer sur la voie de droite quand on ne dépasse pas, afin de laisser la voie de gauche aux véhicules plus rapides.
- Signaler suffisamment tôt un changement de voie, puis vérifier les angles morts avant de se déporter.
- Ne jamais utiliser le téléphone en conduisant : une seconde d’inattention suffit pour qu’une situation se dégrade.
- Boucler la ceinture à toutes les places, y compris à l’arrière, et installer correctement les enfants dans des dispositifs adaptés.
Le dépassement mérite une attention particulière. Il ne doit être entrepris que si la visibilité est bonne, si la voie est dégagée sur une distance suffisante et si l’on peut se rabattre sans gêner personne. Sur un axe où les vitesses sont élevées, un dépassement hésitant est souvent plus risqué qu’un peu de patience derrière un véhicule lent.
Rouler le soir et la nuit
La conduite de nuit demande une vigilance supplémentaire. La vision est réduite, les distances sont plus difficiles à estimer et la fatigue s’accumule plus vite en fin de journée, surtout après une semaine de travail ou un trajet déjà long. Quelques habitudes simples aident : vérifier le bon fonctionnement des feux avant de partir, nettoyer régulièrement le pare-brise, régler correctement les phares et basculer en feux de croisement dès qu’on croise ou qu’on suit un autre véhicule.
Les signes de fatigue ne trompent pas : bâillements répétés, paupières lourdes, difficulté à garder sa trajectoire, pensées qui s’éloignent de la route. Dès qu’ils apparaissent, il faut s’arrêter sur une aire sûre, marcher un peu, boire de l’eau et, si nécessaire, dormir quelques minutes. Le café ne remplace pas le repos. Quant à l’alcool, aux médicaments qui altèrent la vigilance et aux stupéfiants, ils sont incompatibles avec la conduite : en cas de doute, on laisse le volant à un autre ou l’on prend un autre moyen de transport.
Savoir réagir en cas d’accident
Chacun peut, un jour, se retrouver témoin ou impliqué dans un accident. La conduite à tenir tient en trois gestes. D’abord protéger : arrêter son véhicule en sécurité, allumer les feux de détresse, enfiler un gilet jaune avant de sortir et rester hors de la chaussée, derrière la glissière lorsqu’elle existe. Ensuite alerter : appeler le numéro d’urgence européen, indiquer le lieu précis (route, sens de circulation, commune ou repère le plus proche), le nombre de personnes concernées et leur état apparent. Enfin secourir, sans prendre de risque inutile : parler aux victimes, les rassurer et ne pas les déplacer, sauf danger immédiat, comme un incendie.
Il est également utile de se rappeler que les causes d’un accident ne se devinent pas sur place. Elles sont établies ensuite, par les enquêteurs, à partir d’éléments matériels et de témoignages. Évitons donc les conclusions hâtives et les rumeurs, surtout lorsqu’il y a des victimes et des proches concernés.
Penser aux autres usagers
Une route comme cette nationale est partagée par des automobilistes, des poids lourds et des conducteurs peu familiers des lieux. Adopter une conduite souple, prévisible et courtoise réduit les tensions et les imprévus. Laisser entrer un véhicule qui s’insère, ne pas se coller à l’arrière de celui qui précède, rester attentif aux feux de détresse devant soi : ces petits gestes font gagner en sécurité bien plus que ce qu’ils coûtent en temps.
Enfin, la préparation du trajet compte autant que la conduite elle-même. Vérifier la pression et l’état des pneus, le niveau des liquides et l’éclairage, consulter la météo et prévoir des pauses sur un long parcours sont des réflexes peu coûteux. Sur un axe aussi fréquenté que cette nationale, chaque conducteur contribue à la sécurité de tous : respecter les règles, rester attentif et savoir s’arrêter quand la fatigue se fait sentir sont les meilleures protections.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Pymouss. Licence : CC BY-SA 4.0.
