Paimpol ouvre une permanence pour les pèlerins de Compostelle à Beauport

À l’abbaye de Beauport, Claudine et Patrick Floury reçoivent les futurs marcheurs un samedi par mois, une première dans le Goëlo, jusqu’ici peu représenté.

Erwan Guillou Par Erwan Guillou
3 min de lecture
Paimpol ouvre une permanence pour les pèlerins de Compostelle à Beauport
Un marcheur et son chien sur un sentier côtier : une image qui évoque les marcheurs que Paimpol ouvre une permanence pour les pèlerins de Compostelle à Beauport.

En bref

  • Une permanence mensuelle s’ouvre à l’abbaye de Beauport, à Paimpol, le 7 novembre 2026.
  • Accueil le premier samedi du mois, de 15 h à 17 h, par deux bénévoles.
  • La délégation aide à obtenir la crédencial et propose une journée de formation à la marche.
  • Paimpol met en avant sa gare et une nuitée à 35 euros au camping de Cruckin.

Se renseigner avant de partir vers Saint-Jacques-de-Compostelle devient possible dans le Goëlo : à Paimpol, l’abbaye de Beauport accueille désormais des bénévoles chargés de conseiller les futurs marcheurs. Selon actu.fr, c’est la délégation Compostelle Bretagne, côté Côtes-d’Armor, qui ouvre ce lieu pour renseigner, orienter et soutenir les personnes désireuses de prendre la route.

Où et quand venir à Beauport

La première permanence est fixée au 7 novembre 2026, dans la salle pédagogique de l’abbaye. Ensuite, Claudine et Patrick Floury, bénévoles, tiendront l’accueil le premier samedi de chaque mois, de 15 h à 17 h.

Le Goëlo est décrit comme assez mal représenté sur le territoire. Jusqu’à présent, des permanences existaient à Lannion, Saint-Brieuc, Quintin et Dinan, mais aucune dans le secteur de Paimpol. Morgan Rasle Roche, adjoint délégué à la culture, aux solidarités et à la santé, était présent lors de l’inauguration. Il résume l’objectif de la municipalité : « Nous désirons animer un point de départ historique du pèlerinage, faire connaître la ville de Paimpol est notre objectif ».

Le rôle des deux bénévoles dépasse le simple renseignement : selon actu.fr, leur présence mensuelle vise aussi à faire valoir Paimpol comme site de départ au kilomètre zéro, doté d’une valeur historique. La permanence a été inaugurée en présence de l’élu chargé de la culture, ce qui place l’initiative sous le regard de la municipalité en plus de celui de la délégation départementale.

Ce que la délégation offre aux futurs marcheurs

La délégation départementale ne se limite pas à recevoir du public. Ses missions, telles que les rapporte actu.fr, comprennent :

  • la valorisation du patrimoine jacquaire breton ;
  • la remise en état et le balisage des chemins ;
  • l’édition du bulletin Ar Jakez, destiné aux pèlerins adhérents ;
  • une journée de formation à la marche ;
  • l’aide et l’information pour obtenir la crédencial, le laissez-passer du pèlerin.

L’article évoque un parcours de 1 800 km, distance qui suppose de s’y préparer avant le départ.

Un engouement mesuré en chiffres

400pèlerins par an en Bretagne, via l’association des amis de Saint-Jacques
100environ sur le site de Beauport
300adhérents à la délégation départementale

Parmi ces pèlerins bretons, de nombreux Bretons figurent, précise le même article. Beauport en réunit donc une part notable, puisque environ un quart d’entre eux passent par le site, alors que la délégation costarmoricaine compte ses propres adhérents.

Une abbaye qui recevait déjà des pèlerins

Le projet s’appuie sur un passé ancien. Au Moyen Âge, les activités jacquaires jouissaient d’une protection. D’après les archives, des pèlerins arrivés de Scandinavie ou d’Angleterre étaient hébergés et nourris par l’abbaye.

Aujourd’hui, Paimpol avance des atouts pratiques. La ville est desservie par une gare ferroviaire, présentée comme un avantage pour attirer les marcheurs. Par ailleurs, en partenariat avec la mairie, le camping municipal de Cruckin leur propose une nuitée au tarif de 35 euros, afin qu’ils puissent se reposer avant de s’élancer.

Pour préparer une venue dans la commune, un autre article du site détaille la préparation d’une visite à Paimpol.

Les deux atouts avancés se complètent : le train permet d’arriver à Paimpol sans voiture, et le camping de Cruckin, géré par la commune, offre aux marcheurs une halte propice au repos. C’est l’argument que retient actu.fr pour montrer que la ville peut accueillir aujourd’hui des pèlerins comme elle le faisait autrefois, quand ils venaient de pays éloignés et trouvaient l’hospitalité entre les murs de l’abbaye.

Photo : Andreas Schnabl / Pexels