Une saison touristique ne se résume pas à un seul chiffre. Les nuitées mesurent une présence dans les hébergements observés, tandis que les indicateurs de consommation touristique, d’emploi ou de taxe de séjour répondent à d’autres questions. Pour analyser une saison, il faut donc nommer l’indicateur, la période et le périmètre avant toute comparaison.
En bref
- La Bretagne a enregistré 22,4 millions de nuitées entre avril et septembre 2025.
- La fréquentation des hébergements observés a progressé de 5,7 % sur un an.
- Tourisme Bretagne propose des indicateurs distincts pour fréquentation, emploi et consommation.
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Ce que mesure la fréquentation
L’Insee mesure la saison d’été 2025 en Bretagne à partir des nuitées dans les campings, les hôtels et les autres hébergements collectifs de tourisme. Entre avril et septembre 2025, ces hébergements ont enregistré 22,4 millions de nuitées dans la région, soit une hausse de 5,7 % par rapport à la même période de 2024.
Une nuitée correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement touristique. Ainsi, un couple qui séjourne trois nuits représente six nuitées. Cette unité ne correspond pas au nombre de visiteurs uniques ni au nombre de voyages.
L’enquête de fréquentation porte sur les campings, les hôtels et les autres hébergements collectifs de tourisme. Elle n’inclut pas les hébergements proposés par des particuliers, notamment sur des plateformes en ligne. Le champ doit donc accompagner tout chiffre repris dans un article ou un bilan local.
Une reprise régionale, des situations différentes
L’Insee indique que la hausse de 2025 intervient après une saison d’été 2024 en retrait. La clientèle résidant en France représente toujours près de huit nuitées sur dix en Bretagne, tandis que la fréquentation de la clientèle étrangère atteint un niveau inédit de nuitées passées dans la région.
Les campings sont les hébergements qui bénéficient le plus de l’intensification de l’attractivité touristique bretonne, devant les hôtels et les autres hébergements collectifs. L’étude présente également des différences selon les départements et les types d’hébergement. Un total régional ne doit donc pas être transformé en résultat identique pour chaque territoire.
Fréquentation et retombées ne sont pas le même indicateur
Le portail Études et chiffres clés de Tourisme Bretagne propose des ressources distinctes sur la fréquentation, les pratiques de loisirs, les profils de clientèles, l’emploi, la consommation touristique, la taxe de séjour et la situation financière des entreprises.
Cette présentation donne une règle de lecture simple: un chiffre de nuitées renseigne sur la fréquentation des hébergements couverts par l’enquête, mais il ne remplace pas une mesure de consommation touristique, d’emploi ou de recettes locales. L’indicateur retenu doit correspondre à la question posée.

Lire la clientèle avec le bon champ
L’Insee définit les résidents comme les personnes dont le domicile principal se situe en France, quelle que soit leur nationalité. Les non-résidents sont les personnes dont le domicile principal est à l’étranger. Ces définitions permettent de lire la composition de la fréquentation sans confondre nationalité et lieu de résidence principale.
Le poids d’une clientèle peut être exprimé en nuitées et en part du total. Pour être interprétable, un pourcentage doit rester associé au volume et à la période observée. Cette précaution permet de distinguer une hausse relative d’une évolution portant sur un grand nombre de nuitées.
Comparer des périodes comparables
La publication Insee traite la période allant d’avril à septembre. Une comparaison doit conserver une période équivalente, le même type d’hébergement et la même unité de mesure. Comparer un seul mois à une saison complète ne répond pas à la même question.
Lorsque les sources ne portent pas sur le même champ, il convient de les présenter séparément plutôt que de les additionner. Les données de fréquentation, les données de consommation, les indicateurs d’emploi et les recettes de taxe de séjour peuvent être utiles ensemble, mais ils ne sont pas interchangeables.
Construire un tableau de bord lisible
- Présence. Suivre les nuitées avec le type d’hébergement et la période.
- Clientèles. Distinguer résidents et non-résidents selon les définitions publiées.
- Consommation. Utiliser une source dédiée à la consommation touristique.
- Emploi. Employer un indicateur dont le champ est explicite.
- Territoire. Ne pas déduire une situation locale du seul total régional.
- Comparaison. Conserver la même unité, le même périmètre et la même période.
Sources
Note de méthode: les données Insee citées décrivent les hébergements collectifs observés entre avril et septembre 2025. Elles ne constituent pas à elles seules une mesure de la consommation, de l’emploi ou de la taxe de séjour.
Une saison touristique peut accueillir davantage de nuitées sans produire la même progression de chiffre d’affaires, d’emplois ou de recettes publiques. À l’inverse, une fréquentation stable peut s’accompagner d’une dépense moyenne plus élevée. Pour mesurer le tourisme dans les Côtes-d’Armor, il faut donc séparer les volumes de présence des retombées économiques, puis préciser les hébergements et la période couverts.
L’Insee mesure la saison d’été 2025 en Bretagne à partir des nuitées dans les hôtels, campings et autres hébergements collectifs entre avril et septembre. La région totalise 22,4 millions de nuitées, soit une hausse de 5,7 % sur un an. Ce périmètre n’inclut pas automatiquement toutes les résidences secondaires, locations non observées, visites à la journée ou nuitées chez des proches.
Une nuitée compte une personne pour une nuit. Deux personnes restant trois nuits produisent six nuitées. Ce nombre ne correspond ni au nombre de voyages ni à celui des visiteurs uniques. Avant toute comparaison, il faut donc conserver l’unité et le champ de l’enquête.
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